Jeunesse décadente
J'avais six ans...j'étais jeune et innocent... j'avais six ans...
A ce moment là, je vivais avec mes parents et ma soeur, dans une jolie petite maison en pierre apparente au bord de l'eau. On avait un petit jardin où on mangeait quand il faisait beau. Le soir, ma maman venait me lire des histoires pour m'endormir, et mon papa me berçait. Dans ma chambre, les murs étaient bleu comme le ciel et le sol était vert comme l'herbe fraîche de printemps. J'aimais dessiner, j'aimais m'amuser, j'aimais la vie...
Pour mon anniversaire, mon papa m'avait offert un petit chien... Il s'appelait Martire. Il était tout doux, tellement doux que je dormais avec lui. Il me lèchait le visage le matin, comme pour me réveiller, et ça me faisait rire!!! Quand je le sortais faire sa ballade, il me sautillait autour en aboyant... Je l'aimais, je l'adorais Martire!!!
Une nuit où il y avait de l'orage, Martire s'est mit à me parler!!! Si!!! Je vous jure, mon petit chien m'a parler... Mais il avait une voix grave, il me faisait peur avec sa voix... En plus, quand je me cachais dans les coin de ma chambre, il venait devant moi pour parler et parler et encore parler!!! Il n'y avait personne dans la maison, parce que papa et maman étaient partis chez des gens, à coté... Et ma soeur avait été invité chez une copine... En faite, ils m'avaient laissé avec une dame qui devait me garder... Qui devait... Quand je lui ai dit que mon chien me parlait, elle n'a pas voulu me croire... Pourtant, elle aurait dût...
Je suis alors remonter dans ma chambre d'un pas hésitant... Et tout seul... Parce que la madame n'avait pas voulu me raccompagner... Mais moi, Martire me faisait peur!!! Ensuite, je me souvient d'être entré dans ma chambtr, et puis c'est le noir... Comme un grand vide dans ma tête... Un blanc... Et puis, je me vois avec un couteau dans la main, éventrant mon petit Martire... Il couinait, il gémissait le pauvre... Mais moi je continuais, je le transperçais de mon couteau. Son sang m'éclaboussait le visage, mon pyjamas blanc était devenu rouge sang...Martire nageait maintenant dans son propre sang, la moquette était toute sale...
Et puis, comme il se débattait et qu'il était encore vivant, je lui ai coupé les pattes, pourquoi j'ai fais ça? je ne sais pas moi... Pour l'entendre? Parce que à ce moment là, Martire ne gémissait plus, il criait!!! Il criait fort!!! Toujours plus fort,Et, en faites, j'aimais bien l'entendre et le voir comme ça... Il me faisait sourire... Je souriais... Puis je rigolais!!! Martire me faisait rire!!!
Puis papa et maman sont rentré, je le sais parce que j'ai entendu la porte se fermer. Quand ils sont venu me faire un bisous, maman a poussé un cri en poussant la porte!! Papa avait l'air d'être dans tout ses états...
"Quoi? Regarde papa, regarde Martire!!!"
Mais papa regardait pas, il parlait de la dame qui DEVAIT me garder... J'étais déçu, il ne voulait pas... C'est alors que j'ai baissé les yeux sur Martire, et à ma grande surprise, ce n'était plus martire, qui était là, gisant, mais c'était la dame qui me gardait!!! Ma maman avait appelé des monsieurs avec son téléphone. Ils semblaient paniqué tout les deux...
Les monsieurs me mettèrent un espèce de manteau qui m'empéchait de bouger, et ils m'ont amené ici... Voila comment je suis arrivé dans cette pièce... J'ai maintenant quinze ans, mon anniversaire était aujourd'hui... Et personne n'est venu me faire de cadeau... C'est pourquoi je vais m'en faire un : du sang... Je veux du sang... Et j'ai trouvé comment en avoir...
A l'heure du repas, les gardiens me donne mes gamelles, qui sont en ferraille... Je me suis planté le poignet gauche sur la gamelle, que j'ai mis en équilibre, et une fois que la ferraille a pénétré ma chair dans un douleur qui m'aurais fait hurler en temps normal... Mais ça fait depuis mon internement que je ne parle plus... J'ai peut être oublié comment faire... Mais quoi qu'il en soit, mon poignet empalé, je commence à ramener le bras vers moi... Ce qui déchire ma peau, ma chair, et mes veines... Dans une légère douleur... C'est tellement bon!!!
J'ai quinze ans, et pour moi l'innocence ne veux plus rien dire... J'avais six ans...